Situation: Bois de Nismes-versant Meuse.

Le mystère des Meules. 

Depuis 1925 et la lecture d’une courte notice insérée dans les annales de la société archéologique de Namur un mystère demeure quant à l’existence d’une exploitation de meules romaines à Lustin. Quatre meules, en grès du Burnot, à l’état d’ébauches, d’environ 35 cm de diamètre, et un broyeur, ramassés dans une vieille carrière à Lustin (Courtoy, tome 37, 1925). Cette simple annotation souleva de nombreuses interrogations. Enquête fut menée par Dominique Daoust pour localiser ces meules. Il redécouvrit le site de Monsieur Courtoy perdu dans le bois de Nismes, au sommet et sur les flancs de la colline qui plonge dans la Meuse. Parmi les vestiges d’une ancienne exploitation recouverts par l’humus et la végétation se trouvent des meules et des broyeurs inachevés en nombre relativement important.

 L’ancienne extraction.

L’équipe de nostalgie-lustinoise.be a voulu mener sa propre enquête en se rendant sur place. On peut apercevoir en effet de grands trous dans la terre. Ci et là des pierres taillées jonchent encore le sol. Elles ne sont plus très nombreuses mais effectivement elles sont rondes, visiblement taillées mais très difficiles à dater. Le site ne se trouve pas très loin d’habitations bourgeoises dont certaines possèdent des murs de pierres ressemblant à celles trouvées par nos soins.

Nous restons sceptiques. Il est difficile mais pas impossible de connaître la réponse avec l’aide de spécialistes.

Selon Dominique Daoust, cette carrière, dont personne n’a conservé le souvenir, semble remonter à la plus haute antiquité. Il se base sur les découvertes d’une grande quantité de moulins à bras qui remontent à la période gallo-romaine trouvée dans la forêt séculaire de la Marlagne, du côté de Wépion et Bois-de-Villers. Le bois de Nismes aurait-il été le siège d’un centre d’extraction et de taille régional ?

Les pierres en forme de meules.

La technique de travail ressemble à celle utilisée pendant la Tène III ou dernier âge du fer. Ces meules sont taillées une première fois dans un grès grossier pour atteindre une épaisseur voulue. Ensuite, l’artisan ébauchait la forme circulaire du moulin et évidait la partie supérieure du broyeur pour y forer le trou central où devait se loger l’axe de rotation. Il utilisait pour ce travail la massette et des pointes de fer de différents formats.

Nostalgie-lustinoise vous présente quelques photos de ces meules découvertes dans le bois de Nismes.

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